Le Directeur Académique veut nous impliquer dans la réforme des rythmes scolaires…

Par une Note en date du 18 novembre, publiée dans le Bulletin départemental N°118 du 22 novembre 2013, le Directeur Académique fait l’article pour les Projets Educatifs Territoriaux (PEDT) de la réforme Peillon.
Il annonce qu’il autorise, afin de « faciliter le travail de concertation » pour élaborer les PEDT, à y consacrer 6 heures de nos obligations réglementaires de service, 3 heures étant prises sur le temps des animations pédagogiques et 3 autres sur le temps d’organisation des APC (24h).
Face à la résistance des personnels, l’Administration essaie maintenant de nous impliquer et de nous piéger, commune par commune, dans le processus de mise en oeuvre de la « réforme des rythmes ». Comme nous l’avons constaté à de nombreuses reprises, le propre des « concertations », c’est d’offrir un temps de parole, sans effet aucun, pour donner un vernis démocratique à des décisions que l’on impose ensuite
aux personnels, aux parents d’élèves…
Il est d’ailleurs édifiant de constater que cette politique de « concertations » du ministère va de pair avec son refus de véritables négociations avec les organisations syndicales sur les revendications des personnels !
Rappelons que le PEDT n’est pas une obligation ; il n’a pas réglementairement à être voté en Conseil d’Ecole et aucun collègue ne peut être contraint de participer à son élaboration pas plus qu’à un comité de suivi ou de pilotage.
Le SNUDI-FO appelle tous les collègues à éviter le piège de l’accompagnement de la contre-réforme des rythmes et à faire uniquement
valoir la défense de leurs conditions de travail en exprimant auprès des élus locaux :
- le refus de tout allongement de la pause méridienne qui ne doit pas excéder 2h maximum,
- le droit à disposer du local de classe avant comme après les heures d’enseignement pour préparer notre travail et effectuer nos corrections,
- le refus de l’introduction d’activités péri-éducatives payantes dans l’Ecole publique, l’exigence de l’organisation des activités péri-éducatives la journée du mercredi, le refus de la semaine de 5 jours,
- le maintien (dans les communes où cela existe) des services d’étude et de cantine assurés par les enseignants volontaires.
Informez le syndicat des projets de votre commune.