07 juillet 2014

La réforme des rythmes scolaire nuit à la Santé des personnels. Le cas des Côtes d'Armor

DÉCLARATION PRÉALABLE FNEC-FP FO
CHSCT DU JEUDI 26 JUIN 2014
Madame la Directrice académique, Mesdames et Messieurs les membres du CHSCT,
Deux ans après l’installation du CHSCT des Côtes-d’Armor, force est de constater que
son fonctionnement est loin d’être satisfaisant.
L’ordre du jour du comité ne prévoit toujours pas, malgré les demandes réitérées de la
FNEC-FP Force Ouvrière, le point obligatoire des registres santé et sécurité au travail.
Pourtant, les établissements ont bien été destinataires, ce dont nous nous félicitons, de
ces registres, ainsi que des registres de signalement de danger grave et imminent.
S’agissant des visites de services ou d’établissements, la FNEC-FP FO rappelle que le
voeu adopté à l’unanimité par les représentants des personnels au CHSCT du 27 mars :
« Le CHSCT des Côtes-d’Armor demande que l’organisation des visites
d’établissement, et notamment la composition des délégations, soit soumise au vote du
comité départemental. » ne réclame que la stricte application des textes. En effet,
l’article L4614-2 du Code du Travail indique que « Les décisions du comité d’hygiène,
de sécurité et des conditions de travail portant sur ses modalités de fonctionnement et
l’organisation de ses travaux sont adoptées à la majorité des membres présents. »
En aucun cas, Force Ouvrière n’accepte que les étiquettes syndicales soient gommées
pour empêcher toute expression indépendante : plus que jamais, nous réclamons que
chaque organisation syndicale soit représentée lors de chaque visite.
Bien entendu, la FNEC-FP FO demande que ces visites ne se bornent pas à de simples
constats de situation, mais débouchent sur de véritables interventions et actions de
prévention.
Par ailleurs, nous constatons l’absence du rapport annuel écrit faisant le bilan de la
situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, ainsi que
l’absence de programme annuel de prévention des risques professionnels et
d’amélioration des conditions de travail (articles 61 et 62 du décret n° 82-453).
Cela dit, l’absence de ces documents n’a rien d’étonnant à l’heure où un coup majeur
contre les conditions de travail des enseignants du premier degré est prévu pour se
généraliser à la rentrée prochaine. La mise en oeuvre des décrets Peillon-Hamon dits
des rythmes scolaires se fait au détriment de la santé des personnels, comme le montre
l’étude très étayée du Service académique d’Etudes, Prospective, Pilotage et
Performance sur les congés maladie ordinaire dans notre département.
Le constat est sans appel dans les écoles à 4,5 jours entre le 1er septembre et le 31
décembre 2013 :
- augmentation de 12,5% du nombre de personnes ayant pris au moins un congé
- hausse de 26% du nombre de congé pris par personne
- augmentation de 52% du nombre de jours de congé
C’est la conséquence non seulement d’une semaine sans pause, mais également des
tensions générées entre écoles et municipalités dans certains lieux.
Monsieur le Ministre doit entendre raison : il doit de toute urgence abroger le décret de
janvier 2013.

Etude_des_CMO__coles_4_5_jours_C_tes_d_Armor_MAJ_juin_2014_1

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26 mai 2014

Rythmes scolaires: le seul assouplissement possible c'est l'abrogation

Rythmes scolaires
Le seul « assouplissement » possible, c’est l’abrogation !

lundi 26 mai 2014

Depuis des semaines, la pétition nationale lancée par le SNUDI-FO recueille chaque jour davantage de signatures pour exiger « Le seul assouplissement possible, c’est l’abrogation ! ».

Dans le même temps…

  • de nouvelles manifestations ont lieu dans les départements comme par exemple à Tarare dans le Rhône où 400 enseignants et parents se sont rassemblés devant la mairie pour le retrait des décrets Peillon/Hamon, à l’appel notamment des Unions locales FO et CGT ;
  • de plus en plus de conseils municipaux annoncent qu’ils ne mettront pas en place la «  réforme » à la prochaine rentrée.

Un décret destructeur de nos garanties statutaires; Après les remplaçants, les PES ?

Après le projet de décret annualisant le temps de service des titulaires remplaçants et des compléments de temps partiels (que le ministre n’a pas encore pu publier), le ministre va-t-il annualiser les obligations de service des stagiaires ?

En effet, à la rentrée, les PES devront effectuer 12 heures de service hebdomadaire sur deux journées consécutives. Si le décret Peillon-Hamon était généralisé, de nombreux PE stagiaires seraient affectés dans des écoles où la durée de la journée scolaire ne sera plus de 6 heures.

Dans ces conditions, comment les PES pourront-ils assurer leurs 12 heures d’enseignement hebdomadaire ?

Si le temps de classe fixé par le projet local durant leurs deux jours de service est inférieur à 12 heures, devront-ils récupérer les heures manquantes ? Le ministre va-il promulguer un décret annualisant les PES ?

Une seule issue l’abrogation

Depuis 18 mois, les PE se mobilisent, manifestent, font grève pour exiger l’abrogation du décret Peillon/Hamon. Ils ne se laisseront pas diviser entre les pires et les moins pires projets de chaque mairie.

Quel que soit le projet d’aménagement de la semaine scolaire de la mairie, toutes les remises en cause statutaires demeurent. Les PE refusent la territorialisation de l’école et de leur statut de fonctionnaire d’Etat.

C’est ce qu’expriment 54 PE de la Ville de Lyon  réunis avec le SNUDI-FO le 21 mai :

« Nous sommes 54 enseignants de 15 communes différentes réunis avec le SNUDI-FO mercredi 21 mai à Lyon. Nous avons pris connaissance du décret Hamon qui confirme et aggrave le décret Peillon et nous restons unis sur le fait qu’il est inacceptable que les communes décident de notre emploi du temps et du fonctionnement de l’école publique. Nous demandons à nouveau l’abrogation des décrets Peillon et Hamon. La question d’une grève nationale se pose pour obtenir cette abrogation. »

Le SNUDI-FO invite ses syndicats

  • à poursuivre la campagne de signature de la pétition nationale : «  Le seul assouplissement possible, c’est l’abrogation !  »
  • à réunir les enseignants du 1er degré notamment à l’occasion de la journée du 11 juin (rattrapage de la pré-rentrée) pour, comme à Lyon, prendre position sur les revendications.

La FNEC FP-FO proposera, lors de la réunion des fédérations de l’Education nationale du 26 mai, d’organiser des rassemblements devant les IA à la mi-juin pour l’abrogation du décret Peillon/Hamon.

Montreuil, le 23 mai 2014

Rythmes_scolaires_23_05_2014

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02 mai 2014

Communiqué intersyndicale sur les rythmes.

Communiqué de presse intersyndicale.

Les organisations syndicales CGT Education, FNEC FP-FO, SUD Education, FAEN, CGT services publics, FSPS-FO, réunies le 29 avril, considèrent que la mobilisation massive des personnels de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales, à l’automne 2013, contre la réforme des rythmes scolaires a conduit le gouvernement à faire évoluer le texte initial.

Les mesures « d’assouplissement » de la réforme, annoncées par le ministre le 25 avril 2014 ne constituent pas une réponse à la demande des personnels.

L’intersyndicale estime que le projet de décret, qui sera présenté au comité technique ministériel du 5 mai, aggrave les inégalités territoriales en créant un système complexe, laissant chaque commune organiser le temps scolaire sans cadrage national. Pour les tempspériscolaires, dont elles auront la charge, l’assouplissement des taux d’accueils se fera au détriment de la sécurité des enfants et des conditions de travail des agents.

De plus, la concurrence avec l’école privée, qui n’est pas tenue de mettre en œuvre la réforme, sera accentuée.

Nos organisations ne voient aucune amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels (enseignants et personnels des collectivités territoriales) dans les mesures proposées.

Le nouveau ministre de l’Éducation doit renouer le dialogue avec l’ensemble des personnels concernés par cette réforme (Enseignants, Atsem, Animateurs, éducateurs sportifs et culturels…) et retirer le décret de 2013.

Il doit ouvrir de réelles négociations pour une autre réforme qui prenne en compte l'intérêt des enfants, dans des conditions d’apprentissage viables et partagées par tous les personnels.

Les organisations syndicales exigent une réforme qui refuserait les inégalités territoriales et assurerait l’égal accès de tous à l’école publique.

Posté par celchop à 15:24 - Permalien [#]
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09 janvier 2014

4.5 jours et PEDT attention!

Le Directeur Académique veut nous impliquer dans la réforme des rythmes scolaires…

Par une Note en date du 18 novembre, publiée dans le Bulletin départemental N°118 du 22 novembre 2013, le Directeur Académique fait l’article pour les Projets Educatifs Territoriaux (PEDT) de la réforme Peillon.
Il annonce qu’il autorise, afin de « faciliter le travail de concertation » pour élaborer les PEDT, à y consacrer 6 heures de nos obligations réglementaires de service, 3 heures étant prises sur le temps des animations pédagogiques et 3 autres sur le temps d’organisation des APC (24h).
Face à la résistance des personnels, l’Administration essaie maintenant de nous impliquer et de nous piéger, commune par commune, dans le processus de mise en oeuvre de la « réforme des rythmes ». Comme nous l’avons constaté à de nombreuses reprises, le propre des « concertations », c’est d’offrir un temps de parole, sans effet aucun, pour donner un vernis démocratique à des décisions que l’on impose ensuite
aux personnels, aux parents d’élèves…
Il est d’ailleurs édifiant de constater que cette politique de « concertations » du ministère va de pair avec son refus de véritables négociations avec les organisations syndicales sur les revendications des personnels !
Rappelons que le PEDT n’est pas une obligation ; il n’a pas réglementairement à être voté en Conseil d’Ecole et aucun collègue ne peut être contraint de participer à son élaboration pas plus qu’à un comité de suivi ou de pilotage.
Le SNUDI-FO appelle tous les collègues à éviter le piège de l’accompagnement de la contre-réforme des rythmes et à faire uniquement
valoir la défense de leurs conditions de travail en exprimant auprès des élus locaux :
- le refus de tout allongement de la pause méridienne qui ne doit pas excéder 2h maximum,
- le droit à disposer du local de classe avant comme après les heures d’enseignement pour préparer notre travail et effectuer nos corrections,
- le refus de l’introduction d’activités péri-éducatives payantes dans l’Ecole publique, l’exigence de l’organisation des activités péri-éducatives la journée du mercredi, le refus de la semaine de 5 jours,
- le maintien (dans les communes où cela existe) des services d’étude et de cantine assurés par les enseignants volontaires.
Informez le syndicat des projets de votre commune.

Posté par celchop à 21:55 - Permalien [#]
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4,5 jours: suite à l'intersyndicale: la note du SNUDI

Rythmes scolaires 

 

Note d’info n°4 : Après la déclaration commune FNEC-FP-FO ; FSPS FO ; SNUipp SNUCLIAS et EPA-FSU ; CGT éduc-action et territoriaux ; FAEN …

 

Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour cette année 2014 qui se terminera par les élections du mois de décembre et dont la première étape est la constitution de toutes nos listes d’ici au 30 juin (Les délais sont courts).

 

Le président de la République, lors de ses vœux, a annoncé une aggravation de la politique d’austérité et la fiscalisation des allocations familiales au profit de nouvelles exonérations patronales. Les « variables d’ajustement » de cette politique sont les postes de fonctionnaires et la valeur du point d’indice bloquée depuis 4 ans !

Dans cette situation la recherche d’une mobilisation interprofessionnelle est dans l’esprit de tous, au moment où les grèves sont nombreuses : après les classes prépas, la Poste, permis de conduire, SNCF, c’est au tour de SNCM, Goodyear ...

Le succès du meeting interprofessionnel national organisé le 29 janvier par la confédération et le mandat de la CE confédérale de « décider de toute action, y compris la grève » est bien évidemment un élément de la situation. Rapprochez-vous de votre UD pour préparer cette échéance.

 

Rentrée 2014

L’Éducation Nationale n'échappe pas à cette logique d’austérité dans le cadre de la MAP (modernisation de l'action publique). Ainsi les dotations en postes pour la rentrée prochaine avec 1260 postes supplémentaires pour 38 000 élèves supplémentaires vont encore aggraver une situation déjà catastrophique avec des effectifs pléthoriques, un manque criant de remplaçants et des AVS qui ne sont pas recrutés. (Un communiqué vous sera envoyé dès demain)

Les CTPD et les CDEN sont reportés en avril pour cause d’élections municipales.

Sans attendre FO prend l’initiative de recenser les demandes de postes (ouvertures, non fermetures) et de s’adresser aux autorités académiques

 

Décret du 24 janvier

La déclaration commune FNEC-FP-FO ; FSPS-FO ; SNUipp ; SNUCLIAS et EPA-FSU ; CGT éduc-action et territoriaux ; FAEN qui « exige  la suspension de cette réforme » des rythmes scolaires traduit la puissante volonté unanime des personnels de voir ce décret abrogé. Elle est le résultat des grèves massives à l’initiative de FO des 12 février, 14 novembre et 5 décembre.

Cette déclaration est un compromis dont l’intérêt est de faire apparaître l’exigence de la suspension dans une expression commune dans un seul et même document. Nous avons par contre fait retirer notamment les références au dispositif « plus de maître que de classe » ainsi que la restriction « elle se traduit par une dégradation des conditions de travail – notamment quand les nouvelles organisations sont imposées aux enseignants -»

Enfin nous avons fait ajouter dans la conclusion qui invite à se réunir pour débattre de ces revendications « et des moyens à mettre en œuvre pour les faire aboutir »

 

Aujourd’hui il n’est pas envisageable qu’un des signataires de cette déclaration renoue le dialogue avec le ministre pour améliorer ce décret. Un cap a été franchi. A tel point que le SNUipp pose la question de sa sortie du comité de suivi national.

Plus de 1000 communes refusent de mettre en place le décret en 2014.

- Montluçon a décidé le 14 novembre de revenir à la semaine de 4 jours.

- La commune de St Just dans le Cher a adopté, le 20 décembre, une délibération qui demande « la suspension du dispositif et l’abrogation du décret »

 

 

Comment utiliser cette déclaration commune dans les départements ?

Cette déclaration concrétise les 52 appels communs à la grève du 5 décembre bien souvent pour le retrait, l’abrogation du décret. Sa conclusion « Nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les départements pour débattre de ces revendications et des moyens à mettre en œuvre pour les faire aboutir » doit permettre de prendre contact avec toutes les organisations syndicales signataires, tant au niveau départemental que local, pour se rencontrer, réaffirmer la revendication d’abrogation en direction du ministre et de prendre toutes les initiatives communes en direction des maires.

 

La résolution du BN des 12 et  13 décembre « invite les syndicats départementaux :

- à organiser des réunions d’adhérents, de nouvelles RIS dans les communes qu’elles appliquent ou non la réforme afin de (ré)affirmer sur la base des faits le refus de la territorialisation, de la confusion scolaire/périscolaire, de la remise en cause de leurs garanties statutaires nationales (menacées par l’acte II de la refondation engagée par les « chantiers sur les métiers ») et de décider des initiatives (prises de position d’école, organisation de réunions avec les parents, d’initiatives en direction des mairies…) ;

- à mobiliser en direction des maires (délégations, rassemblements, pétitions, audiences…) pour exiger la suspension immédiate et/ou la non mise en oeuvre en 2014) ;

- à participer ou à convoquer à tous les niveaux des réunions intersyndicales pour développer l’action commune sur cette question. » -

 

 

Pour « adapter » le statut à la territorialisation de l’école, le ministre a ouvert des groupes de travail en décembre.

Vous trouverez en PJ le 4 pages décidé par le bureau national du 13 décembre qui donne le contenu destructeur des projets du ministre présentés dans les groupes de travail: filière de métier pour les directeurs dans l’objectif de les sortir du corps des PE, annualisation de certaines catégories (TR) dans la perspective d’une généralisation à tous les PE et introduction du principe de dotations globalisées gérées localement dans l’Education prioritaire.

 

La résolution du BN des 12 et 13 décembre  invite les syndicats départementaux : 

- à utiliser le 4 pages pour organiser un plan de RIS « opposant aux projets ministériels les exigences de suspension/abrogation du décret du 24 janvier et de respect du statut national d’enseignant du premier degré fonctionnaire d’Etat »

- à intervenir « systématiquement contre toute forme d’annualisation du temps de service des titulaires-remplaçants et à faire remonter les problèmes rencontrés. »

 

La CEF se réunit les 9 et 10 janvier et procédera à l'examen de la situation.

Bon courage à tous.

Norbert Trichard

Secrétaire général

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26 décembre 2013

4.5 jours: les implications juridiques pour les enseignants

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Sommaire
Chronique juridique : 
- La responsabilité des enseignants dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires 

Dépouillement juridique :
- Accidents de service 
- Contractuels
- Logement
- Concours
- Congé maladie
- Droit disciplinaire
- Droit syndical 
- Hygiène, santé et sécurité
- Mutations
- Notation
- ORS
- Pensions
- Trop perçus
- Traitements et indemnités
- Vie scolaire


Quelques dossiers traités par les syndicats nationaux

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07 décembre 2013

Après la grève du 5 décembre, la position du SNUDI (FNEC): communiqué aux instances

Après la grève du 5 décembre
Publié; le 6 décembre 2013 | la FNEC-FP FO

La grève et les manifestations du 5 décembre pour la suspension de la réforme des rythmes scolaires, pour le retrait du décret Peillon la mettant en place, confirment et prolongent l’immense mobilisation du 14 novembre dernier faisant suite à des mois de mobilisation des personnels enseignants et territoriaux des écoles contre la territorialisation de l’école mise en place par le ministre dans le cadre de sa loi de refondation.

Le ministre de l’Éducation nationale nous a fait savoir qu’une délégation serait reçue en début de semaine prochaine sur les rythmes scolaires (FO enseignants et territoriaux, CGT enseignants et territoriaux, SUD enseignants et territoriaux, FAEN).

Une réunion intersyndicale des fédérations, enseignants et territoriaux, à l’initiative de la CGT, aura lieu le mardi 10 décembre à 17h 30 au siège de la CGT.
Une autre réunion intersyndicale aura lieu le mardi 17 décembre à 18 heures à l’initiative du SNUipp-FSU au siège de cette organisation.

Dans tous les départements, des réunions dans les écoles et circonscriptions, des réunions intersyndicales sont programmées pour apprécier les réponses du ministre.

Dans la manifestation parisienne du 5 décembre, comme dans un certain nombre de départements, des délégations d’enseignants du second degré, souvent intersyndicales, étaient présentes et ont exprimé le refus des projets du ministre modifiant les statuts des personnels du second degré, modifiant leurs obligations de service et remettant en cause notamment les décrets de 1950.

Les 2 et 4 décembre derniers, les professeurs de classes préparatoires ont manifesté en masse, ont fait grève, pour rejeter la remise en cause de leurs garanties statutaires et de leur traitement annoncés par le projet Peillon sur le statut des professeurs.

Le 9 décembre, ils seront en grève avec leurs organisations syndicales, SNES, SN-FO-LC, SNALC, avec leurs associations, pour exiger le retrait total du projet de décret Peillon.

Ils discutent dans leurs assemblées générales de la poursuite de leur grève au-delà du 9 si le ministre ne recule pas.

Ils rejettent les propos provocateurs du ministre opposant les catégories les unes aux autres, opposant les professeurs les uns aux autres.

Le 12 décembre prochain, à l’appel de leurs syndicats nationaux (FO, CGT, FSU, UNSA, Solidaires), les personnels de l’Enseignement supérieur seront en grève contre l’austérité appliquée à l’Université par la loi Fioraso et les décisions des présidents d’universités la mettant en œuvre.

Le Ministre en ne répondant pas aux revendications, sur les rythmes scolaires, sur les statuts, prend seul la responsabilité d’un conflit d’ensemble l’opposant à toutes les catégories de personnels du ministère de l’éducation nationale qui refusent sa loi de refondation territorialisant l’école, et ses conséquences sur les statuts, les conditions de travail et les salaires
.
A ne pas répondre il prend la responsabilité d’un conflit qui mûrit dans l’Éducation nationale et dans toute la fonction publique.

Les personnels veulent être entendus. Ils défendent leurs statuts, ils défendent le service public républicain, ils défendent leurs salaires. Ils n’acceptent plus les fins de non –recevoir, ils n’acceptent plus le refus de négocier qui leur est opposé par le ministre.

En réalité, Monsieur Peillon applique une politique liée aux mesures d’austérité décidées par le gouvernement ; il s’agit pour lui de territorialiser l’École, de la régionaliser, de transférer aux collectivités territoriales, communes et régions, une partie de la responsabilité de l’État en matière d’éducation nationale au mépris des garanties statutaires des personnels , au mépris de leurs conditions de travail, au mépris de l’égalité du droit à l’instruction pour tous les élèves du pays quelle que soit la commune ou la région dans laquelle leurs parents vivent.

Au ministre de l’Éducation nationale, lors de l’audience annoncée, ce sont ces propos et cette appréciation que la FNEC FP-FO exprimera.

Dans les réunions interfédérales et intersyndicale annoncées, au niveau national et à tous les niveaux, ce sont ces propos et cette appréciation que FO exprimera.
La FNEC FP-FO demande à tous ses syndicats, à toutes ses instances de faire remonter toutes les informations et les réactions des personnels dans les réunions d’information et dans les assemblées générales qui se tiennent.

En tout état de cause, la seule issue au conflit qui se poursuit et s’étend, c’est l’ouverture immédiate de négociations pour répondre à la demande des personnels que soient suspendus tous les aspects de la politique du Ministre qui met l’école et ses personnels à tous les niveaux dans une tension permanente et dans l’incapacité de répondre aux missions qui sont les leurs.

Montreuil, le 6 décembre 2013

le doc en PDF         apres_le_5_decembre_communique_fnec

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30 novembre 2013

Grève du 5 décembre pour le retrait du décret: l'appel du SNUDI 29

Gr_ve_5_d_c_SNUDI_FO29

 

De plus en plus isolé, le ministre Peillon ne peut se prévaloir  d'aucun consensus en faveur de sa réforme des rythmes…


JEUDI 5 DECEMBRE, TOUS ENSEMBLE, TOUS EN GREVE

dans l'unité syndicale et interprofessionnelle
des enseignants et des territoriaux des écoles !


Au plan national, les organisations syndicales FO, CGT et SUD des enseignants et territoriaux des écoles et SNUipp-FSU appellent à la grève jeudi 5 décembre pour la suspension de la réforme des rythmes, contre sa généralisation en 2014...

 

Au plan départemental, le SNUDI-FO29 appelle à la grève et manifestation ce jeudi 5 décembre, avec les Territoriaux FO, pour  revendiquer :

-la suspension immédiate de la mise en œuvre du décret Peillon instaurant les nouveaux rythmes scolaires,

 

-l’abrogation du décret du 24 janvier 2013

 

 

L’intersyndicale départementale SNUIPP et Sud, ayant proposé d’autres mots d’ordre, le SNUDI-FO29 ne peut pas signer l’appel commun départemental.

Le ministre est de plus en plus isolé ; nous pouvons gagner par notre mobilisation unitaire syndicats - enseignants - parents d'élèves, avec les élus locaux qui refusent une école publique inégalitaire, selon la richesse des communes. Tous en grève le 5 décembre !

Envoyez au plus vite et avant lundi 2 décembre minuit, votre avis de participation à la grève

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18 novembre 2013

Grève du 14: communiqué SNUDI

Communiqué FNEC FP-FO du 15 novembre 2013

14 novembre :
immense mobilisation

vendredi 15 novembre 2013 par FNEC FP - FO

Hier, 14 novembre, la grève nationale des personnels enseignants du premier degré et des personnels territoriaux pour la suspension de la réforme des rythmes scolaires et l’abrogation du décret Peillon, a confirmé l’immense mobilisation et le profond rejet des personnels de toutes catégories soutenus par les parents d’élèves contre ce premier acte de la territorialisation de l’école publique qu’entend poursuivre le ministre Peillon.

La grève et les manifestations étaient appelées par les fédérations FO de l’enseignement et des services publics et de santé, les fédérations CGT de l’enseignement et des services publics, les fédérations SUD Solidaire de l’enseignement et des services publics et la FAEN.

Dans plusieurs dizaines de départements, les sections du SNUIPP-FSU se sont associées à la grève et aux manifestations, d’autres avaient fait le choix de maintenir un appel à la grève le 13 novembre.

Plus de 50% des personnels étaient en grève, 90% dans certains départements. Des manifestations très nombreuses se sont déroulées dans toutes les villes : 15 000 à Paris, 2 500 à Lyon, 3 500 à Marseille, 3 000 à Bordeaux, 2 000 à Toulon…

Cette grève et ces manifestations sont le résultat de centaines et centaines de réunions et d’assemblées avec les organisations syndicales dans les écoles, les communes, les circonscriptions, les arrondissements.

Ce matin, il apparaît que le ministre reste sourd à l’exigence d’ouverture de négociations sur les revendications. Il annonce maintenir sa réforme en l’état, il n’envisage aucune discussion ni négociation. Niant toute réalité, il prétend que dans 93,5% des communes, sa réforme s’applique avec succès ! Mieux ou pire, il annonce pour les prochains jours l’ouverture de son chantier d’adaptation des statuts de toutes les catégories de personnels à son programme de territorialisation de l’école publique.

Dès hier, dans de multiples assemblées et réunions, les personnels ont discuté de cette situation : le ministre est sourd ; il ne nous laisse d’autres choix que de discuter de la suite de notre mouvement, de la suite de notre grève. La poursuite de la grève y compris sous la forme de sa reconduction a été discutée dans plusieurs assemblées générales, notamment à Paris. Ainsi, à Bordeaux, 106 professeurs des écoles réunis à l’initiative du SNUDI-FO le 13 novembre, ont adopté une motion : « (…) nous pensons que ce n’est pas par des journées d’action à répétition que nous obtiendrons satisfaction, nous sommes prêts à poursuivre la grève jusqu’à obtention de la suspension de la réforme, seule à même de contraindre le ministre à retirer son décret… ».

Cette question est à l’ordre du jour.

La fédération Force Ouvrière propose à ses syndicats, à ses militants, de la mettre en discussion à tous les niveaux ; la FNEC FP-FO considère que les conditions sont réunies pour en discuter avec les personnels.

C’est dans cet état d’esprit et avec cette préoccupation que la fédération et ses syndicats participeront dans les jours prochains à tous les niveaux aux réunions intersyndicales qui vont se tenir pour réaliser l’action commune pour faire reculer le ministre.

Monsieur le Ministre, il est encore temps. C’est en fonction de vos réponses que les personnels vont décider. La FNEC FP-FO prendra toutes ses responsabilités.

Montreuil, le 15 novembre 2013

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14 novembre 2013

Déclaration du SNUDI lors du rassemblement du jeudi 14 Novembre à Brest

Déclaration du SNUDI 29 lors du rassemblement à Brest le 14 novembre 2013

 

 

La réforme des «rythmes scolaires» mise en place à la rentrée pour un peu plus de 20% des écoliers apparaît, jour après jour, pour ce qu'elle est : un danger pour l'Ecole Publique, laïque et gratuite.

Elle accumule, jour après jour, mécontentements et oppositions de la part des personnels , des parents d'élèves, des conseils municipaux,et parmi ceux-là mêmes qui ont concouru à son application.

 

En faisant glisser les missions de l'Education Nationale vers les communes, cette réforme crée de graves inégalités de traitement (en locaux, activités, encadrement) selon les localités et une confusion volontaire entre le scolaire et le péri-scolaire.

Elle va à l'encontre des intérêts des enfants, des personnels enseignants et non enseignants.

 

A l'encontre des enfants car, si les 24heures d'enseignement sont réparties sur 5 jours,la présence des enfants à l'école, dans la confusion du scolaire et du péri-scolaire, est augmentée , engendrant fatigue et stress, perturbant la sérénité nécessaire aux apprentissages.

 

A l'encontre des enseignants qui, déjà accablés par la dégradation de leurs conditions de travail, vivent une situation pire dans les écoles passées à 4jours et demi, avec des élèves encore plus fatigués et déconcentrés, avec des salles de classes parfois réquisitionnées pour les TAP, démarche qui exprime concrètement la confusion entre ce qui est l'école et ce qui ne l'est pas.

Est-il acceptable que des enseignants soient contraints de quitter leur lieu de travail abritant du matériel pédagogique, voire des documents confidentiels afin que s'y tiennent des activités périscolaires ?

 

Cette réforme, c'est aussi, et peut-être surtout, la volonté gouvernementale de remettre en cause notre statut.
Cette volonté s'exprime clairement dans un nouveau projet de décret dont chaque syndicat vient d'être destinataire et qui annonce l'annualisation de notre temps de service.

En effet, le projet prétend permettre que les PE remplaçants ou en exercice partagé fassent plus de 24h d'enseignement par semaine (en plus des 108heures). Ces heures hors statut seraient prétendument récupérables selon le bon vouloir de l'administration départementale.

Pour le SNUDI FO, ce ne sont pas les obligations de service qui doivent être annualisées mais ce décret qui doit être retiré.

 

Car une fois encore, ce nouveau décret s'inscrit dans le cadre de la territorialisation de l'Ecole et du statut des enseignants, contre le caractère national et républicain de l'Ecole.

 

C'est pourquoi, nous refusons et refuserons toute mise en place de la Réforme Peillon

nous exigeons et exigerons sa suspension immédiate

nous exigeons et exigerons l'abrogation du Décret

 

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