02 mai 2014

Communiqué intersyndicale sur les rythmes.

Communiqué de presse intersyndicale.

Les organisations syndicales CGT Education, FNEC FP-FO, SUD Education, FAEN, CGT services publics, FSPS-FO, réunies le 29 avril, considèrent que la mobilisation massive des personnels de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales, à l’automne 2013, contre la réforme des rythmes scolaires a conduit le gouvernement à faire évoluer le texte initial.

Les mesures « d’assouplissement » de la réforme, annoncées par le ministre le 25 avril 2014 ne constituent pas une réponse à la demande des personnels.

L’intersyndicale estime que le projet de décret, qui sera présenté au comité technique ministériel du 5 mai, aggrave les inégalités territoriales en créant un système complexe, laissant chaque commune organiser le temps scolaire sans cadrage national. Pour les tempspériscolaires, dont elles auront la charge, l’assouplissement des taux d’accueils se fera au détriment de la sécurité des enfants et des conditions de travail des agents.

De plus, la concurrence avec l’école privée, qui n’est pas tenue de mettre en œuvre la réforme, sera accentuée.

Nos organisations ne voient aucune amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels (enseignants et personnels des collectivités territoriales) dans les mesures proposées.

Le nouveau ministre de l’Éducation doit renouer le dialogue avec l’ensemble des personnels concernés par cette réforme (Enseignants, Atsem, Animateurs, éducateurs sportifs et culturels…) et retirer le décret de 2013.

Il doit ouvrir de réelles négociations pour une autre réforme qui prenne en compte l'intérêt des enfants, dans des conditions d’apprentissage viables et partagées par tous les personnels.

Les organisations syndicales exigent une réforme qui refuserait les inégalités territoriales et assurerait l’égal accès de tous à l’école publique.

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20 mars 2014

Rythmes scolaires: nouveau communiqué du SNUDI

Rythmes Scolaires

Tous les problèmes vont resurgir

 

La mobilisation du 18 mars à l’appel de FO et de la CGT, avec la FSU et Solidaires, pour refuser le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’euros de coupes budgétaires supplémentaires constitue un avertissement pour les pouvoir publics. C’est une mise en  garde tant vis-à-vis du pacte de responsabilité que de la réforme des rythmes scolaires, des projets de décrets sur les obligations de service des professeurs du second degré, emblématiques d’une logique de territorialisation de l’école et du statut des enseignants fonctionnaires d’Etat.

Avec le décret du 24 janvier 2013,

tout l’édifice réglementaire est menacé de dislocation

Le ministre peut bien recourir à la méthode Coué, en annonçant que 92% des communes seraient prêtes pour la rentrée 2014, pour autant tout va resurgir dans quelques jours : temps partiel remis en cause, annualisation des obligations de service des titulaires-remplaçants, problème de sécurité, utilisation concurrente des salles de classes pour les APC…C’est tout l’édifice réglementaire qui est menacé de dislocation.

 

Des chartes ou protocoles d’utilisation des classes qui aggravent la territorialisation

Ainsi dans plusieurs communes et départements, des chartes ou protocoles d’utilisation des salles de classe sont proposées à la signature conjointe des directeurs d’école, des IEN et des élus en charge des affaires scolaires.

Ces chartes, qui ne donnent aucune garantie quant au respect de l’article L 212-15 du code de l’éducation, placent les enseignants en position de contractualisation avec les collectivités locales ce qui est contraire à l’indépendance statutaire des enseignants.

 

Le CHS-CT de l’Isère demande que «les classes soient réservées à l’enseignement»

Le CHS-CT (comité hygiène et sécurité) de l’Isère rappelle son avis du 3 juin 2013 : «l’utilisation des salles de classes hors temps scolaire entraînerait, du fait de la nécessité de réorganiser la classe, une perte de temps d’enseignement pour les élèves et un surcroît de travail pour les enseignants ainsi que des risques de dégradation et de disparition du matériel», a adopté le 28 janvier un vœu qui demande expressément «que les salles de classes (…) soient réservées à l’enseignement.»

 

Et les écoles privées sont exonérées du décret du 24 janvier !

Dans le même temps les écoles privées, exonérées du décret du 24 janvier 2013, bénéficient d’un afflux d’inscription de la part de parents refusant la réforme.

 

Le décret doit être abrogé

La réforme doit être suspendue à la rentrée 2014 comme l’ont demandé le 18 décembre, les syndicats FO, CGT, SUD et FSU des enseignants du 1er  degré et des personnels territoriaux. La réforme des rythmes scolaires doit être remise à plat par le retrait du décret du 24 janvier.

 

Le SNUDI-FO ne sera pas au comité de suivi du 10 avril

Le SNUDI-FO, qui n’entend pas cautionner de quelque manière que ce soit le décret du 24 janvier et ses conséquences statutaires, ne participera pas  à la réunion du comité de suivi de la réforme des rythmes scolaires le  10 avril.

Montreuil le 19 mars 2014

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12 février 2014

18 mars: grève interprofessionnelle et manifestations

« Emploi, salaires, services publics, sécurité sociale, ce que nous devons revendiquer, ce que nous devons défendre, ce que nous devons exiger !

La France est comme un volcan.

Notre rôle, c’est aussi, une fois les revendications définies, de mettre en place les conditions pour obtenir satisfaction.

Nous savons toutes et tous que rien ne nous sera donné, que tout devra être arraché. Cela passe certes par la négociation, mais aussi par l’action, deux faces complémentaires du rapport de force.

C’est pourquoi, en ce 29 janvier 2014, au nom de la commission exécutive confédérale unanime, nous avons décidé de faire du 18 mars une journée de rassemblements et manifestations. Et nous sommes prêts à le faire avec d’autres organisations syndicales partageant les mêmes préoccupations.

Et je m’adresse aux autres syndicats aussi pour faire de ce 18 mars une journée de grève interprofessionnelle.

A FORCE OUVRIERE, nous y sommes prêts.

A FORCE OUVRIERE, nous sommes déterminés.

A FORCE OUVRIERE, nous en avons déjà le mandat. »

(Extrait du discours de Jean Claude Mailly devant 6000 militants réunis à Paris le 29 janvier)

La FNEC FP-FO appelle à la grève interprofessionnelle
et aux manifestations le mardi 18 mars 2014.
  • le gel du point d’indice est confirmé pour cette année pour la 4ème année consécutive et une 5ème année se profile
  • le pouvoir d’achat, les régimes indemnitaires, les mesures catégorielles sont en berne
  • les « rumeurs » de Vincent Peillon nous annoncent le blocage des promotions et des avancements d’échelon (1,2 Milliards d’économie par an !)
  • les crédits d’action sociale sont amputés
  • les crédits de fonctionnement sont sabrés
  • tous les établissements et services sont en sous-effectif, partout il manque des postes, des heures, des classes
  • les garanties statutaires sont toutes remises en cause pour les adapter à un service public territorialisé.

On nous annonce encore plus d’individualisation des traitements et des carrières.

La sécurité sociale est menacée de fiscalisation complète. Le « pacte de responsabilité », c’est 65 milliards d’économies sur le dos des salariés et 50 milliards de cadeaux aux patrons (allègement de charges et crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi).

La FNEC FP-FO appelle à la grève interprofessionnelle le 18 mars 2014 :

  • pour l’augmentation des salaires
  • pour la défense de nos statuts et de nos missions
  • pour la défense de la sécurité sociale
  • contre toutes les mesures d’austérité.

Montreuil, le 11 février 2014                18_mars_appel_FNEC_FP_FO

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